Économie

Le cheval du Vercors de Barraquand

Ce cheval rustique a bien failli disparaître du paysage vertacomicorien, jusqu’à ce qu’une poignée de passionnés relance son élevage.

Publié le mardi 25 février 2020

Reconnaissable à sa robe bai (corps marron, extrémités et crins noirs), à sa taille (pas plus d’1,55 m) et à sa tache entre les deux yeux, le cheval du Vercors de Barraquand doit son nom à un drômois, Jules Barraquand.

La récente reconnaissance par le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation est une victoire pour les éleveurs de cet équidé, qui connut son heure de gloire dans les années 30.
A l’orée des années 90, quelques passionnés relancent l’élevage de ce petit cheval rustique, sous l’impulsion de Jean-Louis Barraquand, petit-fils de Jules.

 

 

François Lejeune, éleveur, fait partie de ceux qui ne comptent pas leurs heures pour légitimer l’animal dans le développement local. Sur la commune de Vassieux-en-Vercors, ses chevaux vivent en toute quiétude dans les prairies d’altitude.

Et si aujourd’hui la transhumance des cheptels s’est considérablement réduite (au début du 20e siècle, elle partait de Léoncel pour rejoindre la Crau, près d’Arles, en passant par Crest, Puy-Saint-Martin…), l’arrivée des premières neiges sur le plateau du Vercors annonce toujours le départ de nombreuses bêtes pour la vallée.

 

 

Celles de François Lejeune retrouveront la forêt départementale de Saoû : « La plaine offre des conditions climatiques plus clémentes. Et ce pâturage apporte de nombreux avantages : les chevaux peuvent se nourrir sans difficulté et assurer une partie de l’entretien de la forêt ».

Docile et robuste, le cheval du Vercors de Barraquand séduit les cavaliers d’équitation de loisir et professionnelle. Il est également parfaitement adapté à l’entretien des cultures de maraîchage ou au travail de la vigne, notamment dans les zones peu accessibles.

 

En savoir plus > site du cheval du Vercors de Barraquand

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