Acteur clé de l’aménagement local, le Département de la Drôme soutient les communes et intercommunalités dans leurs projets. Un engagement concret pour accompagner le développement des territoires et répondre aux besoins des habitants.
Rencontre : Marguerite Weber-Ravit, marbrière
La Drômoise Marguerite Weber-Ravit a été sacrée en 2023 Meilleur
ouvrier de France (MOF) en travaux marbriers.
À 38 ans, elle est la première femme à décrocher ce titre dans sa spécialité, dans les pas de son père et son grand-père.
Devenir MOF représente quoi pour vous ?
Ce titre vient valider 12 années d’apprentissage du métier auprès de mon père, lui-même MOF en marbrerie. Je n’ai pas de diplôme, j’avais besoin de Marguerite Weber-Ravit cette reconnaissance. C’est le résultat d’un savoir-faire familial, que je souhaite désormais transmettre à mon fils à mon tour. Et puis, mes deux grands-pères étaient MOF également, c’est un peu une tradition !
Comment êtes-vous devenue marbrier ?
Là aussi c’est une histoire de famille ! La marbrerie familiale existe depuis 1836 à Livron et, avec mon frère François-Régis, nous sommes la 8e génération. J’ai grandi juste au-dessus de l’atelier, j’ai toujours baigné dedans. À 20 ans je suis partie faire des études d’architecture intérieure, je voulais découvrir la création et le design. En 2011, je suis revenue donner un coup de main à la marbrerie et je ne suis jamais repartie !
Marbrier, c’est « métier d’homme »?
Le travail de marbrier n’est pas plus pénible qu’un autre. Ce n’est plus un métier de force, on a des machines pour nous aider à déplacer les pièces lourdes. Les finitions demandent beaucoup de rigueur, de finesse et de précision.
Bio express
Née en 1985, Marguerite Weber-Ravit a fait des études d’architecte d’intérieur avant de rejoindre la marbrerie familiale Ravit à Livron, à 23 ans.
En 2023, à 38 ans, cette maman de trois enfants devient Meilleur ouvrier de France dans la catégorie travaux marbriers.