Entre défi physique et ingéniosité chorégraphique, une expérience radicale se déploie dans laquelle seules les gouttes de sueur comptent.
Chorégraphe flamand majeur de la scène contemporaine, Jan Martens secoue en 2014 le monde de la danse avec The dog days are over, un exercice radical d’endurance où les interprètes sautent sans relâche pendant 70 minutes, par-delà transe et souffrance. Il en propose aujourd’hui une reprise portée par une nouvelle équipe, qui prolonge les questionnements de la pièce originale. Quand le corps lâche mais qu’il persiste, la danse révèle-t-elle sa vérité? Le public est-il voyeur passif ou observateur actif? Ici, le geste pur tient lieu d’expérience et rien ne l’entrave: ni musique, si ce n’est le rythme des bonds, ni artifices scéniques, mais une dramaturgie précise et un geste rigoureusement chorégraphié, qui se transforme, s’intensifie, se désynchronise. Un grand saut, galvanisant et haletant, loin de la culture de la perfection en vigueur dans le monde de la danse.
Partenaires 2023-2027: La Comédie de Clermont-Ferrand SN, Maison de la danse/Pôle européen de création, en soutien à la Biennale de Lyon