» Mon atelier me suit partout, lui aussi minuscule, coincé dans mon sac. Un carnet, même papier depuis, du 8B, de la mine graphite épaisse à la pointe fine du critérium, l’indispensable gomme déformable à l’envie, une règle, une équerre selon le besoin… Et deux paires de lunettes !
Je dessine essentiellement au-dehors de chez moi, de mon atelier, dans les cafés, les salles d’attente, les escaliers, places et autres lieux habités… Partout où la vie me laisse le temps, et réceptive. Seule parmi les autres. Ainsi, ma place se justifie naturellement.
Le reste est une balade, que je souhaite toujours nouvelle et surprenante, parmi les vastes mondes organiques, abstraits, naturalistes, géométriques, cellulaires, et bien d’autres encore, ou à venir…
Davantage héritière des Modernes que des Contemporains, je poursuis la recherche de la forme et de la matière.
Genèse, gestation, avènement, déploiement, exploration, interférence, contact, affrontement, fusion, égarement, dissociation, tarissement, perte, engendrement… Autant de possibilités s’articulant au sein du vide, du stérile, du manque, de l’absence. J’entends ceci pour le trait, pour toutes formes vivantes ou inertes, pour l’être. «